Feuilleton passe en revue le Monde. 256 pages de reportages étrangers et de nouvelles littéraires, le tout accompagné d’infographies, d’illustrations et de photographies. La publication du meilleur du reportage étranger, Feuilleton passe en revue le monde. Un bel objet à mi-chemin entre littérature et journalisme, au croisement du livre et du magazine, qui présente une certaine vision du monde sans prétendre ni à l’exhaustivité ni à l’illusion de l’objectivité.
Feuilleton, pourquoi ce titre ? Un Français qui feuillette un quotidien allemand sera intrigué par l’intitulé Feuilleton qui trône toujours en titre courant, tout comme, sur d’autres pages, les termes « Politique », «Économie » ou « Sport ». Se cache derrière ce terme la rubrique culturelle du journal, les informations unter dem Strich, « sous le trait » ou plus couramment appelées Feuilleton. Contrairement aux journaux français, les journaux allemands ont conservé le mot Feuilleton. Le Feuilleton, que ce soit celui de la Süddeutsche Zeitung ou de la Frankfurter Allgemeine, jouit, outre-Rhin, d’une très grande popularité et contribue fortement à l’image de marque du journal. Feuilleton, comme un retour à l’âge d’or du journalisme et son lien indéfectible avec la littérature. À travers ce titre : la défense d’un nouveau journalisme soulignant la démarche à rebours comme le signe paradoxal de la plus grande des modernités.
Décloisonner l’information. Aucun domaine d’étude préétabli, aucune « stratégie de niche » pour rassurer nos banquiers. Feuilleton est généraliste. Nous avons choisi d’emblée la plus grande ouverture, l’absence de limites éditoriales. Notre seul censeur : l’envie profonde de publier un article. La volonté de faire coexister des sujets aussi divers qu’une enquête sur les Pink Panthers, Georges Orwell se livrant à une jouissive analyse comparée du prix des cigarettes et des livres, une nouvelle de Jonathan Franzen, l’histoire de la bibliothèque du Vatican, un reportage d’Anne Nivat en Afghanistan.
